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« Initiative de paix bernoise : Adolf Ogi appelé à demander la paix à Poutine »

Publié le

24.07.2026

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Der Bund

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Portrait détaillé de Regula Fuchs. Le musicien Bänz Margot a fondé une organisation humanitaire après le déclenchement de la guerre. 300 000 francs de dons ont été récoltés, 6 000 personnes évacuées et 3 000 familles soutenues financièrement. L'article met en lumière la biographie de Margot (Paradisli, Maïdan 2014) ainsi que les défis structurels de l'ONG.

Article original : https://www.derbund.ch/adolf-ogi-petition-fordert-den-alt-bundesrat-als-ukraine-vermittler-571755060621

Le président de la Confédération Guy Parmelin devrait envoyer l'ancien conseiller fédéral en tant que médiateur à Moscou : c'est ce que demande une pétition de l'organisation humanitaire bernoise Human Front Aid.

En bref :

  • Une pétition demande au président de la Confédération Guy Parmelin de nommer l'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi comme médiateur dans la guerre en Ukraine.
  • Ogi devrait exhorter les présidents Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky à mettre fin à la guerre.
  • Ogi lui-même qualifie d'irréaliste un mandat de négociation officiel du Conseil fédéral, mais souligne qu'il s'agit avant tout d'inciter les gens à réfléchir à la fin du conflit.

Le Bernois Bänz Margot s'est engagé à venir en aide aux victimes civiles de la guerre en Ukraine. Avec son organisation Human Front Aid il apporte, depuis le début de l'invasion russe, une aide financière aux personnes ayant perdu leur logement suite aux attaques de missiles et de drones.

Margot vit la majeure partie de l'année dans le sud-est de l'Ukraine, où il est basé avec ses collaborateurs ukrainiens. Le comité de patronage de son organisation compte plusieurs personnalités bernoises, telles que le rappeur « Baze », le conseiller national Reto Nause (Le Centre), l'ancienne conseillère d'État Beatrice Simon (Le Centre) ou encore les membres du conseil municipal de Berne Matthias Aebischer (PS) et Alec von Graffenried (Les Verts).

Aujourd'hui, Margot, qui a grandi dans le quartier de la Matte à Berne, fait une proposition surprenante : « La plus grande aide humanitaire serait la fin de la guerre », peut-on lire dans une pétitionqu'il a lancée avec l'ancien vice-chancelier et porte-parole du Conseil fédéral, Oswald Sigg.

Celle-ci demande au président de la Confédération Guy Parmelin (UDC) de charger l'ancien conseiller fédéral Adolf Ogi (UDC) d'entamer des discussions avec le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Ogi devrait « supplier » les chefs d'État de mettre fin à la guerre en Ukraine afin de permettre une « paix juste et durable ». Grâce à son style de communication humain et direct, Ogi avait autrefois prouvé qu'il était capable de traiter d'égal à égal avec les puissants de ce monde.

Ogi accueille favorablement cette demande sur le principe. Toutefois, au téléphone, une certaine réserve se fait sentir. « Il est évidemment irréaliste que le Conseil fédéral me confie un mandat de négociation officiel. » Mais peut-être que la pétition incitera les gens à réfléchir au fait qu'il est nécessaire de « chercher des moyens de mettre fin à cette guerre », ajoute Ogi.

Adolf Ogi dans la file d'attente avec Poutine

Peu après le début de l'invasion totale de l'Ukraine par la Russie, il avait suggéré que le pape François, en tant qu'autorité morale, serve de médiateurentre l'Ukraine et la Russie. Une initiative similaire ne pourrait-elle pas être prise aujourd'hui par son successeur, Pape Léon XIV., partir.

Ogi a été président de la Confédération en 1993 et en 2000. En 2000, il a fait la connaissance du président russe Vladimir Poutine lors du Sommet du Millénaire de l'ONU, qui s'est tenu à New York du 6 au 8 septembre. Invité par le président américain de l'époque, Bill Clinton, il s'est retrouvé directement devant Poutine dans la file d'attente en raison de l'ordre alphabétique de son nom de famille.

« J'ai parlé de sport et des Jeux olympiques avec Poutine », raconte Ogi. À la fin de son mandat de président de la Confédération fin 2000, l'homme politique de l'UDC a quitté le Conseil fédéral pour devenir conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le sport au service du développement et de la paix.

Une collecte de signatures laborieuse

La collecte de signatures pour la pétition de Human Front Aid semble toutefois plutôt laborieuse jusqu'à présent, comme l'indique Oswald Sigg. « Nous ne savons pas si cette pétition aura le succès escompté », peut-on également lire sur la feuille de signatures. Mais peut-être est-il possible d'« apporter une petite contribution pour rendre la paix possible ».